La puissance du numérique favorise une transparence de plus en plus extensive, immédiate et contagieuse de l'information et donc de la démocratie. Elle permet à des organismes humanitaires tels que Human Rights ou Green Peace, parmi tant d'autres, de connaître et dénoncer mondialement de plus en plus efficacement et de plus en plus efficacement les crimes contre les droits humains élémentaires.
La puissance du numérique dans le domaine de la technoscience, non seulement des armes de destruction massive, mais aussi de la physique, de la biologie, de l'écologie, permet à l'humanité d'être de plus en plus créatrice; de transformer son destin, de menacer ou de protéger notre planète. L'accélération prodigieuse de ce pouvoir instrumental dans nos mains d'hommes implique non seulement une puissance, mais, aussi une responsabilité éthique inédites.
Autant dire que le développement du numérique nous oblige, que ce soit par instinct de conservation ou par un progrès de notre conscience, à instaurer aussi une éthique planétaire basée sur le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme. Nous sommes désormais trop informés pour faire semblant de ne pas savoir. Nous vivons désormais trop dangereusement pour ne pas instaurer un bras armé qui puisse prévenir, combattre et sanctionner les excès d'exploitation et de violence humaines qui apparaissent encore partout parmi nous. Cette éthique planétaire n'est pas seulement une nouvelle conscience ou une culture mondiale. Elle est aussi institutionnalisée par les Nations Unies, que nous devons apprendre à respecter, promouvoir et renforcer, quelles qu'en soient encore aujourd'hui les évidentes faiblesses et impuissances. Notre avenir commun en dépend de plus en plus.
Sans doute jugera-t-on étonnant qu'une technologie puisse nous imposer une éthique! Ce paradoxe du numérique n'est pas l'une de ses moindres logiques. L'évolution de notre espèce passe aujourd'hui par cette divergence.
Hervé Fischer
2011-04-01
2011-03-30
La poudre numérique
J'ai racheté à gros prix les dénominations d'URL www.tweet.me et www.tuit.me. Me voilà pris dans la mécanique obsessionnelle du tuit art, de me donner un espace de jeu, qui me fait éprouver la même fébrilité que j'observe chez tous les dépendants de Facebook, de Twitter, etc. Un espace d'évasion, de création, d'affirmation. J'ai donc acheté ma dose de poudre numérique. Il faut faire l'expérience de la drogue - celle-là comme les autres - pour comprendre sa puissance d'attraction, l'effet du vertige numérique qui nous fait basculer. Le psychotrope est fort, fort agréable. Reste à en suivre les effets. La pilule fonctionne comme une turbine, un réacteur d'avion pour décoller et naviguer dans l'espace azuré. Dans l'imaginaire, elle ressemble à une rose, avec ses épines. Est-ce un aveu d'artiste? Ou la pratique du mythanalyste? Les deux, probablement.L'observation exige une vérification réelle des données et comporte donc des risques...
Hervé Fischer
Hervé Fischer
2011-03-29
L'âge du numérique: mythes et magie
Nous sommes à l'aube de l'âge du numérique, qui constitue manifestement une révolution anthropologique aussi importante dans l'évolution de l'espèce humaine que l'a été l'âge du feu depuis la première étincelle de deux silex jusqu'à la maîtrise de l'électricité. Les déboires du nucléaire, si dissuasifs depuis Hiroshima, Tchernobyl et Fukushima, nous invitent à ne pas nous y aventurer davantage, tandis que l'exploration de la puissance du numérique porte d'immenses promesses et nourrit même l'utopie technoscientifique la plus audacieuse.
Le numérique s'est chargé d'une aura virtuelle qui réactive nos mythes les plus puissants de création, mais aussi une pensée magique euphorisante qui dépasse de loin les limites de notre nouvelle puissance instrumentale. La programmation des algorithmes et les rituels de la connexion internet ou de l'intronisation dans les réseaux sociaux évoque à s'y méprendre les formules et les procédures de la sorcellerie primitive. Ils nous permettent d'agir à distance en temps réel, d'évoquer l'ailleurs, d'invoquer l'au-delà du virtuel, de nous prendre pour un autre, d'assouvir nos pulsions, de nous avancer dans des mondes oniriques capables de compenser toutes nos frustrations terrestres trop réelles. Et nous pouvons harceler nos victimes sur les réseaux numériques et les détruire, ou y célébrer et diviniser nos héros, stars et demi-dieux du sport ou du showbiz. La potion numérique crée aussi sa dépendance, comme une drogue, celle de la célébrité des anonymes qui comptent obsessivement chaque jour leurs amis ou leurs abonnés dans les réseaux sociaux de Fracebook ou de Twitter.
Comment allons nous nous adapter à ce nouvel âge du numérique? Les ingénus nous voient déjà en posthumains, voire en cyborgs. Plus que l'intelligence artificielle, cependant, nous allons devoir développer une éthique planétaire, ses institutions, son bras armé, ses cours pénales internationales et leurs sanctions. Nous n'en sommes qu'au début. La mythanalyse a beaucoup de déchiffrage à entreprendre pour élucider les mythes du numérique et éviter que la nouvelle pensée magique qu'ils induisent ne tournent à l'obscurantisme.
hf
Le numérique s'est chargé d'une aura virtuelle qui réactive nos mythes les plus puissants de création, mais aussi une pensée magique euphorisante qui dépasse de loin les limites de notre nouvelle puissance instrumentale. La programmation des algorithmes et les rituels de la connexion internet ou de l'intronisation dans les réseaux sociaux évoque à s'y méprendre les formules et les procédures de la sorcellerie primitive. Ils nous permettent d'agir à distance en temps réel, d'évoquer l'ailleurs, d'invoquer l'au-delà du virtuel, de nous prendre pour un autre, d'assouvir nos pulsions, de nous avancer dans des mondes oniriques capables de compenser toutes nos frustrations terrestres trop réelles. Et nous pouvons harceler nos victimes sur les réseaux numériques et les détruire, ou y célébrer et diviniser nos héros, stars et demi-dieux du sport ou du showbiz. La potion numérique crée aussi sa dépendance, comme une drogue, celle de la célébrité des anonymes qui comptent obsessivement chaque jour leurs amis ou leurs abonnés dans les réseaux sociaux de Fracebook ou de Twitter.
Comment allons nous nous adapter à ce nouvel âge du numérique? Les ingénus nous voient déjà en posthumains, voire en cyborgs. Plus que l'intelligence artificielle, cependant, nous allons devoir développer une éthique planétaire, ses institutions, son bras armé, ses cours pénales internationales et leurs sanctions. Nous n'en sommes qu'au début. La mythanalyse a beaucoup de déchiffrage à entreprendre pour élucider les mythes du numérique et éviter que la nouvelle pensée magique qu'ils induisent ne tournent à l'obscurantisme.
hf
2011-03-28
Le Tuit! de la Francophonie: Tweet! Tuit!
L'espace numérique devient multilingue. Mais les oiseaux ont-ils eux-aussi des langues différentes? Un moineau français communique-t-il bien avec un moineau anglais? La question n'a jamais été posée? Ou la réponse n'a-t-elle jamais été claire? Tweet! Tuit! Tweet! Tuit! Pourquoi la Francophonie numérique n'adopterait-elle pas le tuit! de ses oiseaux? J'ai le sentiment que nous nous comprendrons entre oiseaux numériques.
Hervé Fischer
Hervé Fischer
2011-03-27
Tweet! Tweet! Tweet! Retweet!
Il y a dans la société numérique d'aujourd'hui une inflation de communication dont le vide semble se répandre comme un dangereux tsunami. Il ne suffit pas de bavarder, de se lier. Cela peut faire du bien, comme le gazouillis des oiseaux qui se rassemblent dans les arbres au coucher du soleil par centaines pour se sentir en sécurité ensemble avant que tombent les ténèbres. Mais ce raz-de-marée sans contenu où beaucoup d'entre nous semblent s'exciter, nous habitue à confondre l'énergie communicationnelle et la pensée. La pensée critique s'y noie" Les oiseaux gazouillent joyeusement sans conscience du danger dans les arbres qui entourent aujourd'hui la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Les sociétés numériques deviennent des sociétés de masse. Pourquoi pas? Mais attention aux masses numériques qui tendent à sombrer dans un obscurantisme communicatif.
Hervé Fischer
2011-03-26
2011-03-22
un réseau social pour la tweet philosophie
Au-delà des essais philosophiques approfondis, qui ne rejoignent que des publics restreints - devrait-on parler de "philosophie pour adultes seulement" ? -, nous voyons bien l'urgence d'activer des débats sociaux. Animer la philosophie interrogative - questionner, c'est la base de tout enseignement -, avec quelques mots seulement, qui ébranlent les certitudes, les lieux-communs, qui réveillent la non-pensée quotidienne. Sommes-nous capables de développer des réseaux philosophiques sur l'internet? Des coups de bec philosophiques, qui picotent la conscience. Voilà pour la philosophie critique, politique, éthique.
Mais il y a aussi la méditation individuelle, que le débat public doit être capable de provoquer. Car même s'ils sont petits, les cerveaux d'oiseau sont rapides et semblent souvent plus sages que les nôtres.Quand je parle à mon lovebird - mon inséparable vert et orange -, ses petits yeux deviennent sérieux et je me calme aussitôt. Il faut savoir parler aux oiseaux. Saint-François d'Assise l'avait compris. Il faut savoir découvrir la philosophie des oiseaux. Des gazouillis philosophiques en harmonie avec la vie. Les Chinois sont bien connus pour cette habitude de parler à leurs oiseaux. C'est le début de la méditation confucianiste.
Hervé Fischer
2011-03-19
Vive la tweet philosophie
Les questions les plus courtes sont souvent les plus philosophiques!
Exemple: DIEU? ou Éthique planétaire? Le virtuel? Solitude ou solidarité? Progrès? Sagesse? Beau? Art? Art! Qu'avez-vous à déclarer?
Cyberphilosophie? Voilà la tag-philosophie sur la toile.
hf
2011-03-18
2011-03-17
GOOGLE ART
Google est plus rapide et extensif que la poste de l'art postal, que les graffitis et les signaux imaginaires de la rue et des murs. Voilà donc le Google art et le Tweet art, qui permettent de diffuser les interrogations de l'art sociologique, sociocritique,philosophique dans les réseaux sociaux presque aussi vite que la lumière, plus vite que le son des questions.
Hervé Fischer
S'abonner à :
Messages (Atom)









