2014-06-13
CYBER-ANTHROPOMÉTRIES
Cyberanthropométrie , acrylique sur toile, 153 x 92 cm, 2014
Le cyborg, icône de l'âge du numérique, de l'imaginaire des jeux vidéo, de la technoscience, de l'empowerment (l'homme augmenté), prend la relève du nu féminin, si présent dans la peinture occidentale depuis la Renaissance. C'est le mythe de la puissance de l'homme, le fils du père, qui l'emporte sur celui de la mère, que célébraient encore les papiers gouachés en bleu et découpés de Matisse et les anthropométries bleues d'Yves Klein. Le cyborg a tué père et mère. Sous la figure de l'homme hybride, le robot anthropoïde, le cyborg, emblématique du XXIe siècle, incarne le fils triomphant, le nouveau Titan de notre temps.
Libellés :
cyborg,
empowerment,
posthumanisme,
robot
2014-06-08
La sensibilité, comme la pensée, procède en arabesque
Nous avons beaucoup parlé de la "pensée en arabesque" par opposition à la pensée linéaire du rationalisme classique. Or la sensibilité est elle-même arrimée à la pensée. Je ne l'opposerai pas au jugement esthétique"universel et sans concept" de Kant. Car il n'est pas question ici de jugement, mais seulement de sensibilité, fût-elle spontanée et confuse. Nous savons que dans la "lecture d'une image" l’œil procède à un balayage en arabesque global en fixant son regard sur divers points successivement, avant de scruter plus systématiquement. La lecture globale d'un texte se fait de même par sondage de syllabes et de lettres qui, si elles permettent de reconstituer rapidement le sens, n'exigera pas de lecture linéaire avant de passer à l'ensemble suivant. Même l'écoute de la musique n'est pas linéaire, mais se fait par sauts de groupe en groupe de sonorité. Plus convainquant encore: la lecture d'une ligne droite n'est pas linéaire, mais se fait par sauts de point en point. L’œil semble incapable de suivre de continu linéaire d'une ligne. Le schéma proposé ci-dessus permet de le vérifier: l’œil va de point d'inflexion en point d'inflexion de la ligne et nous ne prêtons attention aux segments intermédiaires qu'au prix d'une attention spéciale, rapidement jugée fastidieuse et inutile.
Autrement dit, la perception procède par points d'arabesque nous permettant de deviner ou supposer immédiatement le contenu des zones intermédiaires. Et lorsque nous passons de la perception à la sensibilité, il en est de même: nous procédons par liens entre les divers éléments perçus, sonores, visuels, tactiles, olfactifs, gustatifs, pour établir une sensation globale dont nous cherchons la lecture, la finesse, la cohérence ou la signification. Toute sensation est d'abord confuse et demande à être définie pour être mentalement interprétée. La perception, la sensibilité, le déchiffrement continus n'existent pas. Ils se constituent par configuration d'éléments ponctuels que nous lions conceptuellement pour en reconnaître la forme ou la qualité connues, le "pattern". La continuité n'est pas une forme constituante de la matière, ni de la perception de la matière. Elle est seulement éventuellement un effort a posteriori pour une perception en arabesque plus serrée.
2014-06-07
Le plaisir
Le plaisir, acrylique sur toile, 92 x 153 cm, 2014
Le plaisir buccal est immense comme un paysage qui se découvre d'instant en instant. Un univers profond, subtil, tactile, aux arrière goûts prolongés, parfois cruels, cannibales. Je prends conscience de points d'excitation, réceptifs de saveurs que je précise mentalement. Je construis mes perceptions gustatives par liens de point en point de mes papilles gustatives, pour en configurer les qualités, et les définir selon ma mémoire ou mes références éventuelles (goût de petits fruits murs, de vanille, acidité, sucre, comme le suggèrent les étiquettes des bouteilles de vin). C'est ainsi que je mange l'univers. Et je vois les couleurs de ce que je porte à ma bouche, le bleu, le violet, le rouge, le pourpre, le vert, qui m'annoncent les saveurs et les textures de ce que je vais ressentir. J'attribue des saveurs aux couleurs (vin blanc, rosé, rouge, glace verte, sucre blanc, orangeade, crème pistache, rosée, chocolat, bleuets, jaune d’œuf: les couleurs me mangent.
Le NUMERIQUE est devenu la 3e dimension du monde
Ce que Kant appelait les "formes a priori de la sensibilité" n'a pas la pérennité qu'il leur attribuait. En fait, l'espace perd son importance, se rétrécit, devient "intelligent", tandis que le temps, jadis secondaire, accélère, prend le devant sur l'espace, nous cannibalise dans le flux chaotique de ses précipitations. Il nous oblige à nous adapter constamment pour survivre et devient un embrouillaminis d'expériences émotionnelles et éphémères. Cette déstabilisation de la pensée essentiellement spatiale, sur laquelle nous avons bâti le rationalisme linéaire et notre conquête occidentale du monde, bouleverse notre civilisation. Il met à risque nos valeurs humanistes de la Renaissance, questionne la science autant que la démocratie et pourrait nous replonger dans la pensée magique de l'obscurantisme, car il casse la logique, l'objectivité de la pensée moderne et nous plonge dans une postmodernité sans queue ni tête. Mais en fait, la nouvelle pensée par liens, associations, que nous avons appelée la "pensée en arabesque", est plus proche des réseaux synaptiques de notre cerveau, que nous avions soumis au réductionnisme et à la rigidité de la logique linéaire. Il est donc plus en osmose avec la nature que nous tentons d'interpréter pour mieux la conquérir et nous devrions demeurer optimistes, à condition de maîtriser le postrationalisme qui émerge, ses nouvelles complexités, mais aussi son apparent chaos, sans sacrifier aux valeurs individualistes de la pensée critique, de la liberté et de la justice, au cœur des sociétés de masse qui nous charrient.
Digital has become the third dimension of the world
Space is becoming smarter and smaller, lousing
its importance and structural determination of our human activities. Time is accelerating
and demanding a faster adaptation of all of us. Time is becoming evenemential and
ephemeral, cannibalizing us in its chaotic flew. Sense, rationality
emigrate from the traditional space and time pattern of our sensibility, logic
and activity into the digital links and networks. We encounter an anthropological
revolution. Kant’s a priori “forms of our sensibility” are disappearing. Spatial
stability, on which we had constructed the fundaments of classical lineal rationalism,
escapes and gets replaced by digital thinking in arabesque. Again as in former magical
thinking, we mainly build the meaning of things on links, experience and
emotion. The consequences may be difficult to master and dangerous for masse
societies, not to fall in a new obscurantism. We have to learn how to get the best
and avoid the worst of this mutation of our relation to the world. Let’s keep
optimistic as it meets again more closely the biological structures of our brain
connections, which we had submitted to the rigidity of lineal rationalism. We
got an incredible power of this reductive discipline. But time has come for
building a post-rationalism. It’s
getting more risky but also opening the way for more human power.
2014-05-24
Hyperhumanism
Thanks to digital technologies we learn how to use hyperlinks when we
navigate on the web and we get access to worldwide information in real time. The
Digital Age allows us to get closer to all societies, feel responsibility and share
compassion with all members of humanity who are in vulnerability because of
natural catastrophes or break down of peace.
We may celebrate the new capacity of digital technologies for offering us “rich
media” and "augmented reality" thanks to these multiple hyperlinks
giving us complementary information about any historical, social, scientific,
cultural data or touristic site. But, even more important, we benefit of
what we should call "augmented
consciousness" thanks to these same multiple hyperlinks of the web and
social media of our new age. This "augmented consciousness” is awaking a
deeper sense of human creativity and ethical social responsibility which we develop
collectively. It allows us to discover and appreciate the richness of cultural
diversity. It allows us to believe again in human progress. It may sound
paradoxical that a binary digital code and electronic technology may create
nowadays more consciousness and a planetary ethic, but it is a matter of fact,
even if the progress is slow and if United Nations agencies encounter so much
difficulty to impose peace and human respect. In a time which sees the triumph
of techno-scientific logics and the domination of economical one-way thinking,
“augmented consciousness” and planetary ethics should still be considered as the
key parameters of the future of humanity.
We may therefore propose the new concept of “hyperhumanism” to express our
hope for more humanism thanks to more hyperlinks.
2014-05-22
Les algorithmes du vivant
Nous interprétons désormais le monde non plus à partir du couple matière/énergie, mais selon des algorithmes, comme si l’univers et la vie étaient d’immenses hypertextes dont nous explorons les liens qui configurent des phénomènes, des lois, des dynamiques et des inerties.
Et dans cet ensemble qui nous englobe, tout est devenu information : des informations que nous déchiffrons, des informations que nous constituons et des informations que nous associons de façon inédite.
Pourquoi alors nous étonner encore des fleurs naturelles colorées artificiellement comme des cornets de crème glacée, des maquillages en tous genres, des lèvres noires ou violettes, des faux ongles, des faux cils, des perruques ou des faux seins. Nous fabriquons aussi bien du sérum et du sang artificiels, des os et de la peau de synthèse, des aortes et des cœurs en plastique, que des textiles en fibre de lait pour les gilets pare-balles, des alliages ultralégers et performants pour l’aéronautique. Nous manipulons les gènes, les chromosomes et les cellules souches. Avec la chirurgie esthétique un énorme marché est apparu, tant sont nombreuses les femmes qui se font remodeler le corps selon les critères esthétiques à la mode. Les opérations de cataracte consistent désormais à implanter des cristallins de plastique dans les yeux. Nous prétendons ajouter dans les crèmes de beauté des nano particules de tout ce qui peut séduire les consommatrices, et que les prospectus publicitaires déclarent rajeunissants, bioénergétiques, en quelque sorte «magiques».
Le vivant, le réel et l’artificiel se déclinent désormais sans discontinuité, sans frontière discernable, selon tous les algorithmes des industries militaires, agroalimentaires, manufacturières et culturelles que nous décidons de programmer. C’est ce que j’ai appelé le «nouveau naturalisme». Nous travaillons même dans les laboratoires à synthétiser la vie. Les mutations les plus emblématiques de cette hybridation entre ce que nous nommions il y a encore peu de temps «le réel» et opposions à «l’artificiel» sont certainement celles qui transforment le vivant. Elles transgressent des conceptions et des valeurs qui relevaient de croyances religieuses. Elles s’imposent rapidement, même s’il existe encore des sectes archaïsantes, telles que les Amish qui s’en tiennent à «la vielle nature» et interdisent même les bicyclettes, voire qui refusent les vaccinations et les médicaments industrialisés.
Nous pouvons alors qualifier de «nouvelle nature» cet arrimage étroit dans lequel les éléments dits artificiels, interventions, implants, ajouts, hybridations et synthèses prétendent s’intégrer en douceur à la nature dite originelle, comme une valeur ajoutée et non comme une négation.
Il existe aussi dans l’utopie technoscientifique actuelle une tendance à déclarer obsolète l’écosystème dit naturel, pour lui substituer une combinaison nouvelle, qui relèverait non plus du carbone, mais du silicium et de l’intelligence artificielle. Le cyborg en est la figure cinématographique. Mi chair mi artifice, ce successeur anthropologique de l’homme actuel, doté de nouveaux pouvoirs, nous ferait passer dans une ère totalement artificielle, où la valeur de l’authentique perdrait tout sens et toute réalité, si non pour désigner une lointaine période archaïque de l’évolution humaine.
Nous serions alors des êtres de synthèse dans un univers de synthèse. La «vieille nature» aurait disparu, ou serait classée «réserve naturelle», comme dans «Le meilleur des mondes» d’Aldous Huxley, et peut-être gardée secrète, comme dans le film «Soleil vert» de Richard Fleischer, inspiré du roman éponyme de Harry Harrison (1974). Nous ne serions même plus «biodégradables», comme l’imagine encore le film éponyme du réalisateur de République dominicaine Juan Basanta (2013).Nous devenons des dieux, ni meilleurs, ni pires que ceux de l'Olympe. Et c'est là une étape qu'il nous faudra dépasser, au niveau de l'éthique.
2014-05-19
le réel et le virtuel
Cette
opposition entre le monde d’ici-bas que nous dévalorisons une fois de plus et celui d’en haut que nous survalorisons
plus que jamais nous replonge dans le mouvement de balance cyclique de nos
interprétations de l’univers. Dans un premier temps, qu’on a appelé
« primitif », le monde animiste était d’une seule pièce. Les hommes
faisaient partie de la nature dont ils célébraient les esprits. Puis cette
unité a été déchirée par Platon, qui nous voyait ici-bas dans la pénombre d’une
caverne, enchaînés par des simulacres et des ombres trompeuses, sans pouvoir
nous retourner vers la pure lumière de la vraie réalité qui resplendissait
là-haut, dans le ciel des idées, et que seul le sage voyait. Le christianisme a
renforcé cette opposition, qualifiant de vallée des douleurs et de péché la
Terre d’ici-bas et glorifiant la lumière pure et l’infinie sagesse et
connaissance de Dieu pour nous inviter à sacrifier nos vies terrestres et
mériter le ciel.
Puis,
cette curieuse topologie a été inversée par les hommes de la Renaissance qui
ont substitué la trilogie de l’humanisme, du rationalisme et du réalisme
d’ici-bas à celle du Dieu du ciel incarnant le vrai, le bien et le beau. Revalorisant la vie terrestre et contestant
la théologie sacrificielle de l’Église, on a dénoncé de plus en plus
l’obscurantisme du Moyen-âge. La science expérimentale nous libérés de la
superstition et s’est affairée à représenter, explorer et transformer la
réalité matérielle d’ici-bas. Nous étions enfin des hommes à part entière, les
pieds sur Terre.
Mais
après avoir bâti pendant cinq siècles, un réalisme qui semblait répondre à nos
exigences rationalistes et humanistes, c’est la science elle-même qui a
décrédibilisé ce réalisme si difficilement conquis. Elle n’y croit plus. Elle a
abandonné l’observation expérimentale et opté pour la modélisation numérique.
Elle s’est rapprochée de l’imaginaire de la science fiction et explore des
hypothèses instrumentales de plus en plus idéelles. Elle s’est dématérialisée.
Elle flirte avec les chimères.
Cette
perte de substance du réalisme, que nous devons donc paradoxalement à la
science contemporaine, s’est conjuguée en un moment historique fort avec la
mort de Dieu tant clamée depuis Nietzsche. Et cette disparition simultanée de
la foi dans le réel et en Dieu a ouvert un grand vide dans notre imaginaire et
dans notre besoin de croyance, laissant le champ libre au «numérisme», qui s’y
est engouffré, tout la fois comme une
nouvelle réalité, plus intelligente et plus instrumentale, donc supérieure, et
comme un nouvel ailleurs plus prometteur, plus spirituel, et inclusif comme une
nouvelle Église. L’effacement concomitant
de la réalité et de la figure divine a créé le momentum d’un nouvel essor de l’imaginaire collectif. Avec
l’émergence de l’âge du numérique, notre cosmogonie s’inverse donc encore une
fois. Nous revenons à une sorte
d’idéalisme platonicien. Nous déprécions
à nouveau la réalité d’ici-bas, ce monde trivial de nos sens, pauvre en
informations, qui n’intéresse plus la science, tournée désormais vers
l’exploration des complexités invisibles qu’elle modélise numériquement. Nous
le quittons aussi parce qu’il nous résiste, nous déçoit et nous frustre dans
nos désirs, en comparaison de l’ailleurs numérique qui nous attire, qui nous
fascine, qui nous hypnotise, parce qu’il nous promet l’intelligence et la
puissance d’une nouvelle étape de notre évolution humaine, et
qu’individuellement nous avons le sentiment d’y accéder à une existence plus
gratifiante et plus réelle.
2014-05-10
Qu'est-ce qu'un robot?
Les robots, ça fait déjà vieux: has been. Vieux comme le monde. Voilà ce que j'ai d'abord envie de répondre à cette étudiante de l'Université de Brno qui me pose la question:
From: michaela kotlandova
Message: Dear Mr. Fischer.
I am a student of Theory of Interactive Media at Masaryk University of Brno, the Czech republic. Currently I write my master thesis on Robotics Arts - Aesthetics of Hardware in the New Media where I am going to mention the projects and opinions of yours. I decided to adress some artists and theorists that I mention in my thesis in order to make a survey that will help me get insight into this technologic phenomenon.
I dont write names or works, dont want to influence you, I'm interested in a natural reaction.
Therefore I would like to ask you a question: What is a robot?
Thank you very much for your time
Best wishes
Nous avons des robots culinaires, des machines robots dans les usines de montage ou dans des milieux hostiles à la vie. De la mécanique électronique asservie à nos utilités, que nous faisons travailler pour nous.
Mais le design a changé avec la miniaturisation. Nous sommes au stade des nanorobots, les nabos, comme on pourrait les appeler.
Dans tous les cas, ce sont nos esclaves. Ceux qui prétendent leur donner une âme, des émotions et des sentiments, par compassion ou par imagination futuriste, commettent une erreur dangereuse. Pensez à Frankenstein! Un hybride frustré, mal conçu, qui devient dangereux et dont nous perdons le contrôle. Un bon robot doit demeurer un bon esclave, dénué de liberté, d'imagination et entièrement soumis. Et cela vaut autant pour les nabos que pour les vieux robots. Grâce à leur miniaturisation, nous les introduisons dans le corps humain, bientôt dans le cerveau, et s'ils se dérèglent, s'ils ont un bog, ils deviennent dangereux.
Au-delà des robots esclaves, un robot a toujours été, que ce soit un golem, un bon génie dans une théière magique ou un chien robot génial (le genibo coréen), un désir de puissance, de socialité, qui peut aussi tourner au cauchemar. Les robots sont des concrétions technologiques de cet imaginaire. Ils incarnent nos instincts, Éros, Thanatos ou Prométhée, principalement Prométhée, notre instinct de puissance, qu'il faut ajouter aux deux instincts explorés par Freud.
Et le temps n'est pas venu d'un nouveau Freud, qui couchera les robots, bientôt devenus cyborgs, sur son divan pour les psychanalyser. Le mythanalyste fera mieux, qui diagnostiquera dans nos inconscients collectifs nos désirs de puissance, ou, à l'opposé, de renoncer à nos libertés individuelles pour déléguer notre intelligence humaine, jugée obsolète, à la perfection neutre du Grand Ordinateur Central et nous y soumettre en paix. Au moins, Dieu n'était pas un robot. Mais ne serait-il pas devenu aujourd'hui, le Grand Informaticien de l'univers, dont les humains ne seraient que les algorithmes? La fiction humaine n'a de cesse!
2014-05-06
le silex intelligent
L'âge du silex intelligent, acrylique sur toile, 91x122 cm, 2014
Nous voilà dans l'âge du silex intelligent, néo-cyber primitif d'un grand tournant dans l'histoire de notre évolution. Dans le creux de la main, non plus l'outil tranchant, grattant, non plus la pierre à feu, mais le silex de l'information, prolongement de notre main, de nos cinq sens et de notre cerveau. L'anthropocène nous surprendra - nous surprendra nous-mêmes!
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