#Tweetphilosophie: un code QR qui se scanne ainsi, à diffuser: Si nous ne croyons pas en l'être humain, il n'y a pas de solution.
#Funglode: Si no creemos en el ser humanono, no hay solucion!
2015-04-09
2015-03-26
L'homme numérique
Variations 2000-2014
Je suis un autre avait déjà affirmé Rimbaud, un autre qui m'échappe, car je n'ai aucune conscience de mon être en soi, mais je me vois comme un autre parmi les autres qui m'identifient. Je me regarde être, en dehors de moi, qui est là - Da-sein, être là, disait Heidegger - me projetant dans le monde, jadis analogique, aujourd'hui numérique. Et mon image change avec les époques du miroir social
2015-03-19
Le mirage numérique
À bicyclette dans le cybermonde, acrylique sur toile, 122 x 181 cm, 2012
Le numérique ? Le numérisme en 2D, en 3D ! En IMAX ? Immersif ! Interactif ! Mais ne serait-ce pas un nouveau mirage, comme l’oasis pour le Bédouin qui l’aperçoit du haut de son chameau dans les dunes sèches ? Et pourquoi croyons-nous tant à son illusion ? Par rapport au réel qui s’identifie au présent, la nouveauté qu’incarne le futur est-elle une panacée ? Il est permis d’en douter. Je trouve plus d'analyses pertinentes et approfondies dans les "vieux" journaux et magazines que dans l'internet qui mise sur l'événementiel et l’émotion. Je passe quotidiennement autant d’heures le nez dans des livres que sur mon écran. Car pour prendre le temps de réfléchir, de comprendre, il ne suffit pas de se faire remplir comme un pichet au robinet numérique qui coule à flots. Qui a dit qu’il faut penser vite pour penser bien ? C’est Bill Gates, un vendeur de logiciels.
Certes, je ne circule
plus en ville à cheval, mais je prends le métro. Je n’écris plus avec une
machine à écrire ; mais deviendrai-il désuet de marcher ou de lire un
livre ? De consulter une revue spécialisée, de fermer sa télévision et de
regarder la nature ? Faut-il consentir à se laisser hypnotiser par
l’agitation vibrionnante du numérique ? Se laisser aspirer par une société
écranique qui se déréalise encore plus que la « société du
spectacle » que dénonçaient Guy Debord et l’Internationale
situationniste ? Le numérique n’est pas sans vertus évidentes, qui
deviennent même incontournables. Mais pourquoi nous piège-t-il comme une
drogue ? Pourquoi crée-t-il chez chacun de nous, même les plus autonomes
et les plus lucides, un tel excès de dépendance ? Pourquoi lui
accordons-nous une place centrale dans nos vies ? Pourquoi en faire un
parti pris si exclusif qui transforme sa puissance en défaut - je veux dire un manque d’attention envers la
réalité, un divertissement par rapport aux expériences existentielles intenses ?
Certes, les nouveaux
médias sont imbattables pour la vitesse et pour les « utilités »,
mais la lenteur des vieux médias, la lenteur de l’esprit demeurent absolument
nécessaires.
Croyons-nous
encore que les mirages sont des
apparitions du réel ? Pas
de réalité : pas de mirages. Le Bédouin déchante en voyant reculer à
l’horizon le mirage. Ce n’est que dans l’oasis réel qu’il pourra se
rafraîchir et se reposer pour de vrai.
Le virtuel nous annonce-t-il la réalité qui nous attend et
fera notre bonheur ?
2015-03-16
Comment Internet affecte notre psychisme
Extraits
d’un article de Pascale Senk dans Le Figaro du 16 mars 2015 -page Santé psychologie:
Le
philosophe et artiste Hervé Fischer, qui signe l’un des
essais les plus intéressants
du
moment sur La Pensée magique du Net (Éd. François
Bourin), considère lui aussi que si les
jeunes sont « les plus vulnérables » à l’aliénation
rendue possible par le Net, car ils
mesurent leur existence à leur
occurrence sur les réseaux sociaux, cela
concerne aussi les adultes : « On peut avoir le sentiment qu’on a une vie sociale parce qu’on a des centaines d’amis sur le Net, ou qu’on est très actif et entreprenant parce qu’on échange sans cesse des commentaires et des informations numériques, explique-t-il.
Le retour au réel est alors encore plus difficile. On
vit une pseudo-réalisation de soi, virtuelle elle aussi, et la “descente” de ce nouvel “opium du peuple” peut faire très mal à
ceux qui ont une existence déjà frustrante sur bien des points. »
Mais on peut aussi se demander : pourquoi un tel impact ? Pour Hervé
Fischer,
si Internet est
aussi « addictif »,
c’est parce que la
société « écranique »
réveille nos plus
grandes mythologies,
dont le rêve de
retourner en un seul clic à
la matrice
collective et de se perdre alors dans
le sentiment océanique d’appartenir à la communauté humaine. « Ce qui compte, c’est
d’être là, explique
le philosophe.
On poste un tweet et ça y est, on se sent exister. » (…)
Versants positifs de cette « nouvelle religion » ? « 24 heures sur 24, les individus de plus en
plus solitaires peuvent quand ils le veulent se relier aux autres », observe Hervé Fischer. Et, tout aussi réjouissant, chacun peut
gagner
en « conscience
augmentée », notamment en se promenant de liens en liens pour approfondir ses connaissances.
Désormais, c’est certain, grâce à la Toile, on ne pourra plus dire « qu’on ne savait pas ».
2015-03-10
Quelle société numérique voulons-nous?
Quelle société numérique
voulons-nous ? Tweet art, 2015
Scanner s’il vous plait l’image
et y répondre en urgence QR
What kind
of digital society do we hope? Please scan the image and send a Quick Response
answer
Was sollte die digitale Gesellschaft sein?
Bitte scannen sie das Bild, um eine QR Antwort zu schicken
.
¿Qué tipo de sociedad digital deseamos ? Por favor escanea la imagen y manda
une respuesta QR
我们想要什么类型的数字社会?扫描画面,立刻用二维码做出回应
2015-03-03
“Les images du numérique” Histoires et futurs des images produites par ordinateur colloque à l'ENSAD, Paris
APPEL À COMMUNICATIONS
“Les
images du numérique”
Histoires
et futurs des images produites par ordinateur
Colloque
organisé par EnsadLab/EN-ER/Hist3D, Paris, 16 et 17 novembre 2015
Depuis 2007, date de création d’EnsadLab, les travaux du Programme
de Recherche Hist3D se sont portés sur l’histoire des images de synthèse
en France et de leur influence à l’échelle mondiale, influence pourtant
méconnue. Un corpus important et unique s’est constitué au fil du temps avec la
collecte d’archives diversifiées et la création de contenus ad hoc,
notamment de nombreux témoignages des principaux acteurs de cette aventure
collective. Cette histoire questionne l’actualité et les évolutions à venir des
“images numériques”.
Comment les images produites par informatique ont-elles modifiées
les pratiques dans les sciences et dans les humanités et comment ces dernières
les font évoluer ?
Quelles conséquences ces changements ont-ils eu sur la création,
l’ingénierie, la science et la diffusion des connaissances ?
Ces histoires récentes, vécues directement par la plupart des
praticiens en exercice actuellement, peuvent-elles permettre de comprendre et
d’anticiper les évolutions actuelles des pratiques numériques ?
Les chercheurs comme les professionnels des différents domaines
concernés sont invités à partager leurs travaux et leurs expériences. Les
débats pourront s’articuler autour de deux axes de réflexion :
1. Quelles histoires ?
·
Les propositions de communication (3 000 signes environ, espaces
compris) doivent être envoyées par courriel à : ensadlab.hist3d@listes.ensad.fr
avant le 3 mai 2015.
·
Accompagnées d'une courte biographie du (des) auteur(s).
(Attention pas plus de 7 Mo de
pièces jointes.)
La réception de chaque
proposition donnera lieu à un accusé de réception par mail.
Calendrier
• 3 mai 2015 : date limite
d’envoi des propositions de communication
• 30 juin 2015 : notification
d’acceptation
• 16 et 17 novembre 2015 :
colloque
Comité scientifique
Annick
Bureaud (Leonardo/Olats)
Chantal
Duchet (IRCAV - Université Paris 3)
Hervé
Fischer (Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal)
François
Garnier (EnsadLab - École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de
Paris)
Pierre Hénon (EnsadLab - École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris)
Pierre Hénon (EnsadLab - École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris)
Christian
Jacquemin (LIMSI - Université de Paris sud)
Emmanuel
Mahé (EnsadLab - École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris)
Roger
Malina (Université du Texas)
Gérald
Péoux (IHMC/ENS-CNRS)
Matthieu
Piel (Institut Curie, Institut Pierre-Gilles de Gennes)
Marie-Hélène
Tramus (ATI - Université Paris 8)
Comité d’organisation
Cécile Welker
Pierre Hénon
Renaud Chabrier
Ce
colloque est organisé avec le soutien du Labex ICCA, et le partenariat de la
Fédération Internationale des Associations de multimédia, de l’Institut de
recherche sur le cinéma et l'audiovisuel, Paris ACM SIGGRAPH, et la Société des
Arts technologiques.
2015-02-17
Qu'aurait pensé Socrate des objets connectés ?
C'est la question que m'a posée Laura Jane Gautier en entrevue sur
DECIDEURS TV / Web TV - Communication audiovisuelle, le 3 février dernier.
Voir l'entrevue à:
2015-02-11
Le numérique est-il le conte de fées du XXIe siècle?
Hervé Fischer avec Dominique Boullier
On peut retrouver l'enregistrement de cette entrevue à:
2015-02-03
Qu'est-ce que Socrate aurait pensé des objets connectés?
Un entretien d'Hervé Fischer avec Laura Jane Gautier sur Décideurs TV, le 3 février 2014
2015-01-01
La pensée magique du Net
Ma poche couine, ma main sonne, la table vibre, mon oreille résonne: ce sont les messages et les courriels, les alarmes et les tweets qui rentrent, qui me rejoignent, m’excitent, me stimulent ou me harcèlent et m’obsèdent constamment. Mon style de vie a changé depuis que j’ai un téléphone intelligent. L’âge du numérique qui émerge est plus puissant que l’âge du feu. Mais aussi plus humain. Il réactive nos mythes les plus profonds et nous aspire dans la magie de ses mondes virtuels. Face à la vieille réalité, sommes-nous des cyberprimitifs heureux? L’auteur propose une mythanalyse de nos emballements numériques et de ce qu’ils modifient en profondeur dans la société et dans nos manières de penser. Une exploration envoûtante.
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